Petite visite au pic des Trois Evêchés
Petite visite au pic des Trois Evêchés

Petite visite au pic des Trois Evêchés

Col ouest du pic des Trois Evêchés

Lundi 27 avril 2026

Le vallon de la Roche Noire.

À peine rentrés de notre chouette traversée nous ayant menés au sommet du pic de Neige Cordier que nous pensions déjà à repartir ! Notre objectif se situait aux portes de la Haute-Maurienne, à deux pas de la frontière italienne, à savoir le mont d’Ambin au départ du refuge du même nom. Mais comme la météo était en passe de tourner, nous avons préféré appeler la gardienne pour connaître les conditions de montée à son refuge notamment. Alors que nous ne prévoyions pas plus d’une heure trente de marche, cette dernière doucha nos espérances en nous disant qu’il avait beaucoup neigé et que la route n’était pas dégagée au-delà du refuge du Suffet alors que nous pensions nous garer bien plus près afin de raccourcir les distances. La petite balade allait se transformer en longue rando de 2h30 à 3h de montée douce avec pas mal de distance à la clé. Ce qui nous refroidit d’autant plus que nous n’étions pas encore totalement remis de notre course de l’avant-veille.

Et donc changement de projet et de décor puisque nous avons finalement opté pour le sommet du pic des Trois Evêchés situé non loin du col du Lautaret. En lieu et place d’une montée en refuge, la voiture d’Olivier allait nous transporter jusqu’au col et nous n’aurions plus qu’à remonter les pentes jusqu’au sommet. L’itinéraire est évident, en suivant dans un premier temps la route du col du Galibier encore bien enneigée à cette période de l’année, puis en remontant le vallon de Roche Noire.

La coulée partant du bas du pic à droite du col.

Ce vallon très ouvert donne accès à plusieurs sommets et cols, dont celui de la Pare et de Côte Plaine. Etant partis de Valjouffrey au petit matin, et sachant qu’il nous faudrait du temps pour rejoindre le col du Lautaret, nous n’avons commencé l’ascension qu’en début de matinée. La vue sur notre objectif du jour commença à se préciser aux alentours des 11h, et le début de la montée finale environ 30 minutes plus tard. L’horloge tournait, une gigantesque coulée était bien visible partant des flancs du pic, et je commençais à douter de pouvoir accéder à son sommet ou tout au moins au col ouest dans une neige qui allait probablement se transformer. Les quelques derniers skieurs de randonnées étaient déjà redescendus des contreforts de la Pare.

Le col bien corniché.

J’avais de plus peiné pour arriver jusque là et ne me voyait pas affronter ces pentes de neige se raidissant de plus en plus puis une descente où l’on risquait de s’enfoncer jusqu’aux cuisses peut-être. Olivier, parti sans attendre et entendre mes jérémiades (sic), je finis néanmoins par le suivre attiré comme lui malgré tout par ce sommet. Après avoir traversé l’immense coulée en neige durcie formant des vaguelettes, la pente se redressa. La neige demeurait ferme et ne se transformait finalement pas, si bien que nous avons fini par atteindre le haut du col sans trop de difficultés. La vue y est splendide sur les aiguilles d’Arves et celle du Goléon notamment. Le col est en partie recouvert d’une énorme corniche, et l’accès au sommet du pic assez scabreux et longuet, si bien que nous avons préféré redescendre, d’autant que l’heure tournait. Arrivés une ou deux heures plus tôt, nous aurions sûrement tenté d’accéder au sommet. Nous nous sommes contentés du col ouest, un pourtant bel objectif en soi. Le retour fut bien plus confortable que je ne le prévoyais. Passé la première pente raide, nous avons vite rejoint le haut du vallon en courant presque face à la pente sans même nous enfoncer. Le retour fut ensuite bien longuet, d’autant qu’Olivier s’est enfoncé dans un trou de neige en franchissant une portion de la route menant au Galibier. Il nous a fallu plusieurs minutes de désencombrement avec ce qu’on avait sous la main (piolet, gants…) pour le sortir de là ! C’est dire que l’option crêpe sucrée et « chantillisée » à la Ferme du col (on recommande !) fut rapidement validée avant de plonger sur quatre roues cette fois vers le Bourg-d’Oisans et au-delà !  

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